lundi, 18 avril 2011
A vos dentifrices !
Les filles, ne négligez pas vos rendez-vous chez le dentiste. N'hésitez pas à dépenser vos économies pour de nouvelles dents. Parez-vous d'une dentition digne d'une star de bollywood. : dents bien alignés comme une milice soviétique, bien droites comme un garde de Buckingham Palace et bien blanche comme la neige fraichement tombée sur les pentes de l'Himalaya. Suivez mon conseil mes amies indiennes !
Une fillette à la dentition douteuse a été marié à un chien...
La fillette a eu la malchance d'avoir une dent supplémentaire qui sortait de sa gencive. C'est un mauvais présage ! Le mauvais œil s'est posé sur l’enfant. Une seule solution : marier la fillette à un chien errant. Le mariage "humano-canin", relativement courant dans les zones rurales de l’Inde, est censée faire fuir la malédiction.
Rassurez-vous ! Seule la cérémonie compte, pas besoin pour la fillette de partager une niche avec sa belle famille canidée ! Plus tard, elle pourra se marier avec un homme sans avoir à divorcer du chien.
09:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 23 mars 2011
"Wallahs" les wallahs !
Bienvenue dans le monde des wallahs ! Wallahs par-ci, wallahs par là. Les wallahs poussent un peu partout : tous les matins ils s'épanouissent sur le même bout de trottoir, grimpent dans les entrées d'immeubles, fleurissent un peu partout dans les rues pour presque tous s'évanouir la nuit venue.
Ah, que ferait Bombay sans ses wallahs ? Rien. Sans wallahs, le bonbayote n'est rien. Il serait perdu comme un bébé sans sa maman pour le nourrir, le chérir, le vêtir, le transporter. Bombay grâce à ses wallahs dépote.
Pour vous aidez à vous retrouver parmi cette jungle de wallahs qui peut rendre dingue le touriste égaré, wallah un petit dico-wallah :
Wallah n.masculin : celui qui exécute une tâche spécifique, il est toujours lié à son rôle.
Walli n.feminin : femminin de Wallah.
Wallah quelques exemples.
Taxiwallah n. plutôt masculin : sièges moquettés à la propreté douteuse, tableau de bord invisible sous les petits dieux en plastiques colorés et les fleurs odorantes, fumée épaisse d'une poignée de bâtonnets d'encens, fenêtres ouvertes pour tentez de capter un peu d'air moins chaud et respirer le bon air chargé de particules diverses de Bombay. Bienvenue dans le petit monde du Taxiwallah !
Vous le hélez, il s'arrête, tourne la tête et vous adresse un merveilleux sourire découvrant ses dents jaunies par le paan qu'il mastique sans relâche. Le Taxiwallah vous emmène n'importe où, n'importe quand. En wallah-un indispensable aux déplacements du tout Bombay.
21:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 11 février 2011
Hymne à la crotte. (suite)

15:19 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 10 février 2011
Hymne à la crotte.
Ahhh. Les crottes de Bombay ! Un symbole local. Un souvenir incontournable à rapporter. Elles SONT Bombay, je propose même de les inscrire au patrimoine !
A Paris, on se bat contre le maître du chien qui sême ses excréments sur nos trottoirs, ici il faut se battre contre le maître lui-même :
"Eh, monsieur, un humain c'est comme un chien, on le laisse pas chier sur le trottoir !"
Bombay un chiotte à ciel ouvert ! Les étrons trônent sur les rivages, les trottoirs, dans les impasses, derrière les pots de fleurs... l'étron humain à ses places de choix, un roi indétronnable ! Il faut croire que personne ne pense qu'une déjection humaine : c'est dégeulasse !
Au contraire, chier est un instant convivial : accroupis sur les rochers tournés vers la mer, les hommes échangent sur les derniers ragots du quartier avec leur voisin.
Les femmes, plus de délicates, déposent leurs excréments la nuit à l'abri des regards. Gare à ne pas marcher dans le trophée d'une voisine !
Les gosses, eux, moins discret, s'alignent au bord des routes et déposent leur magnifique crotte en regardant les voitures passer.
Le phénomène est loin d'être marginal ! Par manque d'infrastructure, plus de 66 millions d'indiens (soit 65% de la population) déposent leur trophée fécal dehors. 200.000 tonnes de merde par jour ! Premier pays du monde en tonnes de défécation dans la nature par habitant, largement devant ses voisins Ethiopiens, Pakistanais ou Chinois !
Il y a des podiums qu'on n'envie pas.
19:15 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 08 février 2011
Un jour de juin.
Je me souviens, un jour de juin pendant la mousson :
It's ok !?!
Un moteur qui fume c'est ok ?!? Agrippée à la poignée de la portière, je m'apprête à ouvrir, sauter, nager, fuir. Je crois qu'il perçois ma panique : "ooookkkkk, m'am"
Fazal retrousse doucement son pantalon, remonte délicatement ses manches, sort de la voiture calmement sous la pluie battante. Notre voiture est au milieu de la chaussée, à contre sens, entre un gros 4x4 et un bus, la route est bloquée : de l'eau partout, les véhicules semblent flotter, mais je vois bien qu'ils coulent !
Mon chauffeur ouvre le capot, scrute le moteur un instant et revient s'assoir au volant, trempé : "ok"
Ridicule ! Je suis pas tarte. Il essait de me rassurer, je vois bien, un seul choix s'impose : nous devons quitter le navire !
- M'am.
- Yes.
- I am the driver, you are the m'am.*
Voilà que l'eau s'engouffre dans la voiture !
- Fazal ! See !
- Yes. it's ok.
Y'a rien d'"ok", l'eau monte !
On avance. Le capot est aspergé par l'eau noirâtre des premières pluies. Mes pieds pataugent. Et tout va bien ?! Fazal jette un œil sur moi, il rit :
- It's ooookk, m'am, no problem.
- You are crazy !**
Après une quinzaine de minute à naviguer. Nous voici, enfin, arrivés devant mon immeuble.
Fazal me regarde triomphant, sourrire aux lèvres, il a sauvé sa m'am, il attend le compliment :
- Happy M'am ?
- Hum... You are a good mousson driver, ok. But on ice, I'm better.***
* Je conduis, tu te tais.
** T'es malade !
*** Tu surfes bien sur l'eau, mais je surfe mieux sur la glace.
17:31 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
